Fairphone naît en 2013 à Amsterdam, fondée par Bas van Abel après avoir constaté l'impact dévastateur de l'industrie tech sur les communautés minières d'Afrique centrale. Plutôt que de sensibiliser sans agir, il décide de créer un smartphone qui démontre qu'une autre approche est possible. La marque néerlandaise construit ses téléphones selon une logique radicalement opposée à celle du marché, privilégiant la modularité, la transparence de la chaîne d'approvisionnement et l'approvisionnement en minerais sans conflit. Chaque composant, de l'écran à la batterie, se remplace avec un simple tournevis. Cette démarche trouve sa crédibilité dans les faits. Fairphone publie chaque année un rapport d'impact détaillé, travaille directement avec des mines en Ouganda pour garantir des conditions de travail dignes, et obtient des scores de réparabilité parmi les plus élevés du marché (9,3/10 en France, 10/10 chez iFixit). En France, devenue le deuxième marché de la marque derrière l'Allemagne, Fairphone s'appuie notamment sur Orange et Commown, coopérative spécialisée dans la location d'électronique durable. Fairphone s'impose ici comme l'un des rares objets tech du quotidien pensés pour être réparés facilement, selon une logique similaire à celle des PC Framework. Un smartphone qui dure, se transforme, et prouve que la tech peut servir autre chose que l'obsolescence programmée.